Le projet en résumé

 

Avec une approche de modélisation biomécanique multi-échelles, les chercheurs ont pu accéder à des informations cruciales à la fois précises sur le plan anatomique et fidèles aux efforts musculaires. Ces informations permettent de répondre à des questions restées sans réponse, notamment sur les facteurs déclenchants de la rhizarthrose, que sont :

  • Les types de préhension : le « pinch grip » ou la préhension entre l’index et le pouce, sollicite fortement les articulations en générant des forces de contact élevées. Cette technique est couramment utilisée pour réaliser des tâches de haute précision et est indispensable dans de nombreux métiers, comme ceux de dentiste ou de couturier, exposant ainsi ces professionnels aux problématiques liées à la rhizarthrose.
  • La morphologie osseuse : des structures plus courbées au niveau du trapèze et du métacarpe entraînent une augmentation des pressions articulaires, accroissant ainsi le risque de développer une rhizarthrose. Une différence a été observée entre les genres : les femmes présentent des courbures plus marquées à ces niveaux osseux, ce qui pourrait expliquer leur prévalence plus élevée face à cette pathologie.

Grâce à ce modèle multi-échelles, les chercheurs ont identifié des morphologies et des pressions à risque. Cette nouvelle méthode de modélisation permet d’envisager de nombreuses applications

Niveau TRL
3

Perspectives d'évolution


Les experts ont des idées de développements qui couvriraient les aspects de prédiction, de prévention mais aussi de réhabilitation. 

Plusieurs exemples d’applications peuvent d’ores et déjà être mentionnés. Parmi eux, un outil permettant de prédire le risque de développer la rhizarthrose en fonction de la morphologie et des types de préhension du patient. L’objectif : fournir des informations précises pour permettre d’adapter les pratiques et ainsi réduire les risques à long terme. 

Dans les cas où les patients sont dans l’impossibilité de changer leurs types de préhension, les experts envisagent également de développer des méthodes in situ capables d’analyser la préhension réelle et de la suppléer.

Autre exemple, le modèle permet d’ores et déjà de simuler différents types de chirurgie pour tester leur efficacité. Appliqué à chaque patient, cet outil permettrait également d’adapter chacune des interventions chirurgicales au profil morphologique spécifique du patient avant de procéder à l’opération… Ce diagnostic individuel serait rendu possible grâce à un modèle personnalisé basé sur de l’imagerie scanner et de la capture de mouvement intelligente. 

Publications et autres documents