Le projet en résumé

Mené conjointement par l’ISM et le CRMBM, ce premier projet visait à préciser les cinétiques d’apparition et de disparition des signes fonctionnels et structuraux associés aux microlésions musculaires causées par les 20 km avec dénivelé de la course à pied Marseille-Cassis.

Ce travail a permis de caractériser l’influence du sexe biologique sur le profil de récupération fonctionnelle de coureurs et coureuses récréatifs (Macchi et al. 2021, 2022) et d’identifier les muscles ischio-jambiers comme la cible majeure des microlésions musculaires causées par la course à pied notamment chez les femmes. Au 4e jour post-course et indépendamment du sexe biologique, la récupération structuro-fonctionnelle était incomplète malgré la disparition des courbatures (Macchi et al. 2024). Les atteintes sensiblement accrues des ischio-jambiers chez les femmes pourraient avoir une incidence négative sur la biomécanique de course, qui est généralement reprise dès que les douleurs musculaires s’estompent, c’est-à-dire bien avant la récupération complète. 
 

Perspectives d'évolution


Un premier sous-projet (GenderRecov2) intitulé « Influence du sexe biologique sur la cinétique de récupération structurale et fonctionnelle des muscles du membres inférieur après une course d’endurance avec dénivelé », débutera à la mi-mars 2025. L’objectif principal de l’étude sera de caractériser les différences hommes vs. femmes euménorrhéiques sur le profil de récupération neuromusculaire des muscles locomoteurs en milieu de phase lutéale après une course à pied d’endurance avec dénivelé.

Le profil de la course Marseille-Cassis sera reproduit sur un tapis-roulant motorisé placé dans une chambre thermique et calorimétrique permettant aux experts d’adapter les dates de passation au cycle menstruel des femmes et de standardiser les conditions environnementales. Un écran avec le déroulement réel de la course sera placé devant les participant·e·s. De manière à favoriser les hypothétiques différences entre les deux sexes, pour les femmes, la course et le début de la récupération seront réalisées en milieu de phase lutéale, période à laquelle on peut observer des valeurs élevées d’œstrogènes et de progestérone.

Dans la continuité, un deuxième sous-projet (GenderTraining), étudiera les « Effets de 6 semaines d’entraînement excentrique des ischio-jambiers sur la récupération structuro-fonctionnelle après une course avec dénivelé de 20 km ». Les protocoles de course et de test seront identiques aux précédents. 

Publications et autres documents